Début de semaine, Alain promenait Tito, son petit chien le long de la Chinelle, petit cours d’eau qui coule dans le fond de Franchimont. Son attention a été attirée par quelque chose de bizarre jeté au bord du cour d’eau. Vu de plus près, il s’agissait d’abats d’animaux, et plus précisément de sangliers au vu des fœtus de marcassins.
Si on ne peut contester l’utilité d’abattre les sangliers de plus en plus nombreux dans la région, l’indignation visait plutôt le moyen peu orthodoxe de se débarrasser des abats. Il semblerait qu’il y ait eu plusieurs parties de chasse dans le coin le week-end précédent cette découverte.
Mais au bout de quelques coups de fils, nous sommes parvenus à obtenir une explication. Disons tout de suite qu’aucun responsable de chasse ne cautionne cette manière de procéder : « habituellement, nous les enterrons profondément dans un bois, pour ne pas que les animaux puissent les déterrer, personne n’a intérêt à les abandonner à vue, et encore moins dans une rivière« .
L’un d’entre eux a poussé un peu plus loin les investigations et a sans doute trouvé l’explication à ces faits. « Notre garde a dû quitter précipitamment la partie de chasse le we dernier, pour une raison personnelle. On venait tout juste de vider le gibier. A son retour, il n’a pas retrouvé les abats… Il s’est dit que quelqu’un avait fait le travail à sa place. Je viens de le contacter, il va aller voir pour les récupérer et les enterrer comme il se doit« .