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Omezée

La ministre de l’enseignement visite l’enseignement spécialisé

C’est pour répondre à l’invitation du directeur Paul Leurquin que la ministre de l’enseignement Marie-Martine Schyns est venue à Omezée.
Au cours de la petite matinée passée dans les murs de l’institut Jean Baptiste Herman, elle a pu en découvrir plus sur l’enseignement dit de type 3, qu’on appelait autrefois « les caractériels« .
« Pourquoi tu es venue ici ?« , c’est comme cela qu’un élève l’a accueillie. Sans se démonter, Marie-Martine a expliqué aux élèves que c’est Monsieur Paul qui l’avait invitée, « pour que je puisse voir comment vous travaillez dans votre école« .
Elle a donc fait le tour de chacune des classes et pris le temps de papoter avec tout un chacun. Les enfants ne semblaient pas trop perturbés par cette visite qui sort de l’ordinaire. Ils pu leur montrer le travail réalisé sur tablettes, la comptine apprise pour la saint Nicolas.
Durant la récréation, divers instituteurs ont partagé leur vécu professionnel avec l’hôte du jour. Pour Madame Bénédicte, c’était une découverte. Arrivée à Omezée pour un remplacement, elle vivait pour la première fois la spécificité de l’enseignement spécialisé. « Et j’aimerais rester encore, ici. c’est ce métier que je veux faire ! »

Un enseignement privilégié

Pour Paul Leurquin, cet établissement fonctionne de manière privilégiée : « Un enseignant pour 8 élèves, c’est du luxe. c’est parfois utile de le rappeler« . L’école compte 40 élèves, dont 23 restent la semaine au Service Résidentiel pour Jeunes (Institut St Feuillen) situé juste de l’autre côté de la cour de récréation. Les autres gagent quotidiennement l’école via un service de ramassage scolaire. « Le corps enseignant se compose de 7 instituteurs, et à mi-temps, une psychologue, un prof de gym et un éducateur« .
La ministre a relevé le cadre idyllique de cette implantation : des petites classes, un petit bâtiment, de l’espace vert, des enseignants au service de leurs classes, à tel point que certains ont passé plusieurs jours fin août pour rafraîchir les locaux. Elle s’est montrée fortement intéressé par la pédagogie appliqué dans cette école, et veut aussi montrer, par sa présence, l’importance qu’elle apporte à l’enseignement un peu moins connu qu’est l’école spécialisée.

Troubles du comportement

Le but du directeur d’établissement était de faire découvrir l’enseignement de type 3. « Les enfants classés type 3 ont une intelligence ordinaire, mais adoptent un comportement qui dérange et qui ne permet pas un apprentissage régulier« . Et l’auteur d’un livre consacré à une meilleure compréhension des comportements difficiles, poursuit son explication : « ces enfants présentent des troubles du comportement et de la personnalité, notre travail est de leur offrir un rituel sécurisant, de leur rendre leur estime et la confiance en soi. Ils ont été plus marqués par la vie, et présentent souvent des troubles affectifs. Actuellement, on remarque que les jeunes évoluent. On parle parfois même de psychose ou pré-psychose. »

Suite de la pollution

Sur les lieux, la ministre Schyns a demandé à voir où les faits d’intoxication avaient eu lieu. Elle a pu remarquer la prairie se situe bien à quelques mètres seulement de la cour de récréation. Comme elle l’a expliqué au Parlement : « Concernant l’utilisation des pesticides, l’enjeu dépasse le champ d’action de la Région wallonne. En outre, les écoles ne doivent pas être seules à se positionner sur cette problématique : l’ensemble de la société est concerné. Des normes fédérales importantes existent en matière d’utilisation des produits phytosanitaires, mais nous devons collaborer pour réduire sensiblement l’utilisation des pesticides« .

 

 

 

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