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Un chien abattu par la police à Rosée

FLORENNES : Rosée
Un Am Staff abattu par mesure sécurité
La propriétaire d’un American Staff est choquée : des policiers ont tué son chien, sur sa propriété. Les policiers se sont sentis menacés.
La semaine dernière, Bonjo, un jeune american-staff, a été abattu par une patrouille de Police, dans une propriété privée à Rosée. Son adoptante n’en revient pas : elle était présente dans sa maison au moment des faits !
Comme tous les soirs vers 19h, Marie-Paule laisse la porte ouverte à son chien pour qu’il puisse se dégourdir les pattes et faire ses besoins, dans sa propriété clôturée, à la route d’Agimont à Rosée. Il s’agit d’un jeune american Staff qu’elle a recueilli il y a trois mois. Alors qu’elle décide de le faire rentrer, elle l’appelle, mais ne le voit pas rentrer. Elle décide d’aller à sa rencontre, et c’est là qu’elle entend un coup de fusil ! Un policier venait d’abattre Bonjo qui se trouvait dans la seconde partie de son terrain occupé par des moutons. Pour Marie-Paule, c’est la consternation ! Elle ne comprend pas pourquoi ces policiers ont tué son chien, sur sa propriété ! « Oui, il avait quasi tué un mouton, mais sur ma propriété. et je me suis déjà arrangée avec le propriétaire des animaux » dit-elle effondrée. « Ils auraient pu venir frapper à la maison, j’étais là ! »

Une pétition de près de 3000 signataires
En guise de soutien et par mesure de protestation, une pétition a été mise en ligne et compte déjà un peu plus de 2700 signataires ! « Pour que les policiers arrêtent de se prendre pour des cow-boy. parce qu’on ne tire pas sur un chien pour délit de sale gueule« , c’est un des nombreux commentaires que l’on peut y lire. Forcément, la pétition ne laisse pas la parole aux forces de l’ordre.
Contacté, l’adjoint du commissaire divisionnaire de Flowal, Stéphane Leroux, commente le PV dressé par l’équipe de policiers de la zone Hermeton et Heure qui sont intervenus ce lundi en début de soirée. « L’équipe rentrait d’une mission. ils ont aperçu le chien,en liberté et sans surveillance dans la prairie, occupé à attaquer les moutons. Deux bêtes étaient blessées aux pattes, la troisième était dans la gueule du chien.Ils ont tenté de lui faire lâcher le mouton, mais sans succès.le chien s’est même élancé en leur direction en grognant et l’air très menaçant ! »
Malgré le grillage d’1,5m qui les séparent, les policiers se sont sentis menacés et en danger, « ils n’ont pas eu d’autre choix que de faire feu sur le chien…ce n’est pas de gaité de cœur que l’on doit prendre de telles mesures, mais il faut bien se dire qu’heureusement ce n’était qu’un mouton, et pas un enfant qui passait par là« . En vertu de l’art. 24 de la loi sur la fonction de police, des mesures peuvent être prises à l’égard des animaux dangereux afin de mettre fin à leur divagation : le placement en refuge ou la mise à mort. « Dans le cas de figure qui nous occupe, les policiers se sont retrouvés dans une situation que l’on peut qualifier « d’état de nécessité » (péril imminent et grave, le chien attaquant ou adoptant un comportement agressif envers les policiers) et n’ont eu d’autres choix que de mettre à mal le chien dangereux« ,précise le commissaire principal Stéphane Leroux.

J-L.J

Dans la DH : 
Bonjo, un jeune américan staff, a été tué par une patrouille de police lundi dernier à Rosée. Il s’était montré menaçant envers les policiers.

Les faits se sont produits lundi dernier, peu avant 20h. Sa propriétaire, Marie-Paule, qui est en fait sont adoptante, venait de le laisser se dégourdir les pattes dans sa propriété clôturée. Soudain, elle entend un coup de feu. Elle accourt dehors et constate que son brave Bonjo, qui s’était faufilé sous la clôture voisine, s’était attaqué aux moutons, et que c’était vers lui qu’était dirigé le coup de feu ! Il a été tué sur le coup. Elle s’indigne et ne comprend pas l’action des policiers. Elle était présente à ce moment-là pourtant …

C’est une équipe de la Police Hermeton et Heure, en rentrant d’une mission d’appui à leurs collègues de Flowal, qui avait remarqué que le chien avait déjà attaqué 2 moutons et en tenait un troisième dans sa gueule. Les policiers ont bien tenté d’interpeler l’animal pour lui faire lâcher sa proie, mais le chien s’est montré agressif en grognant et en se dirigeant vers les forces de l’ordre. Bien qu’il y ait une clôture entre eux et le chien, mais haute de seulement 1,20 environ, les policiers ont estimé qu’ils étaient en danger et l’un d’eux a fait usage de son arme de service.

Sur la toile les réactions s’enflamment et une pétition est lancée : « Justice pour Bonjo ». Hier soir, elle récoltait déjà plus de 2.600 signataires. Les réactions ne sont pas tendres envers les forces de l’ordre : « On est se sent très courageux avec un flingue dans la main…surtout pour abattre un chien inoffensif et sans défense », « C’est inadmissible mais pour qui se prennent ils ces policiers ??? Ils auraient pu blesser n’importe qui et ont tué ce pauvre chien qui n’a rien fait ! » ! Evidemment, la pétition ne donne pas tous éclairages nécessaires de cet événement pour comprendre la réaction des policiers.

« Bien sûr, on espère ne pas en arriver là », explique Stéphane Leroux à la police de la zone FloWal, « les policiers se sont retrouvés dans une situation que l’on peut qualifier « d’état de nécessité ». ( péril imminent et grave, le chien attaquant ou adoptant un comportement agressif envers les policiers) et n’ont eu d’autres choix que de mettre à mal le chien dangereux. »

Dans la Nouvelle Gazette :
Rosée: Jo a été abattu par deux policiers dans son jardin

«  C’est une bavure policière  », lance Marie-Paule Geivaerts, les yeux embués de larmes. Cette habitante de Rosée (Florennes), a perdu Bonjo, surnommé « Jo », lundi dernier, dans des conditions interpellantes.

 Entre Jo et les policiers, un fossé... et une solide clôture.

N.V./D.R.

Entre Jo et les policiers, un fossé… et une solide clôture.

L’American Staff d’un an et demi a été abattu par deux policiers. «  Il jouait dans le jardin. Vers 19h55, je l’ai appelé. Et j’ai entendu un coup de feu  », explique-t-elle, submergée par l’émotion.

Marie-Paule se précipite plus loin dans sa propriété, là où son jardin longe la route. «  J’ai vu deux policiers sur l’asphalte, de l’autre côté de la clôture et mon chien, mort. Ils ont dit que Jo avait été agressif envers eux et que c’était un chien errant ! Non ! Il était chez lui, pucé et avec un collier ! »

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