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Une toile sicilienne pour prôner la tolérance

Alors que la violence semble régner dans bien des endroits, l’expression artistique peut aider à prôner plus de respect de l’autre et de tolérance.

À l’Institut Notre-Drame de Philippeville, dans le cours d’art plastique de Fabienne Liébecq, on parle de nombreuses langues étrangères comme l’Italien, l’Espagnol ou encore le Polonais… «C’est à la suite des attentats de Charlie Hebdo, puis de Bruxelles, qu’avec les élèves, nous avons décidé de nous exprimer via les arts graphiques à propos de la tolérance partagée, de la paix et de la liberté d’expression», explique Fabienne Liébecq. Elle rassemble alors plus de 200 élèves de l’établissement pour réaliser une toile prônant la paix et la tolérance. L’aventure aurait pu se limiter là si, lors d’une formation à Paris, elle n’avait pas montré les photos de cette œuvre à une collègue… polonaise qui a apprécié l’initiative.

La toile philippevillaine a alors pris la direction de la Pologne et est revenue avec une œuvre sœur, réalisée par les élèves polonais. Réconfortés par ce petit succès, les élèves d’art plastique ont envoyé ce message en France, en Tunisie, en Turquie ou encore en Argentine. Le but étant bien évidemment de partager le message de paix et de tolérance avec le plus d’élèves possible. «Parfois, certains correspondants voulaient mettre au travail un artiste local, mais nous préférons garder les jeunes comme auteurs et destinataires de notre message.» À l’heure actuelle, ce projet a impliqué près de 1 500 participants à travers 8 pays différents.

En attendant une livraison du Bénin et du Maroc, ils ont reçu une toile en provenance de Sicile.

Fièrement, ils l’ont accrochée dans les couloirs de l’institut en vue d’un prochain rassemblement de toutes ces toiles provenant du monde entier et prônant toutes ce message de tolérance.
Le petit bémol, si on peut dire, de ce projet grandissant, c’est la logistique de transport. Si auparavant les services postaux se chargeaient des échanges, les toiles deviennent un peu trop encombrantes. «On se contente alors de photos ou vidéos envoyées par mail pour partager le travail des autres. Pour les toiles, on essaye de s’arranger avec des personnes qui effectuent le déplacement ou via des organismes associatifs, pour réduire les coûts de transport.»

Et comme le dit ce message sur cette dernière toile: «acogida quiere decir costruir puentes y no de los muros». Ce qui peut se traduire par «Bienvenue veut dire construire des ponts et pas des murs».

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