Lors des collèges communaux, l’ambiance risque d’être glaciale, dans les prochaines semaines, entre d’une part les échevins socialistes Bruno Berlemont et Christophe Corouge et, d’autre part, le président du CPAS André De Martin. En cause, les propos de ce dernier, suite à son exclusion du PS, à l’encontre de ses deux colistiers.
André De Martin estimait notamment qu’au sein du collège, les deux échevins socialistes ne faisaient pas leur boulot et qu’ils préféraient travailler pour eux plutôt que pour l’intérêt général. «Je tiens quand même à rappeler qu’André De Martin est membre du collège depuis 2006 et qu’à ce titre, il a pris part à toutes les décisions, souligne Bruno Berlemont qui déclare «en avoir marre» des attaques d’André De Martin sans qu’il n’apporte aucune preuve. C’est paradoxal de critiquer une majorité dont on fait soi-même partie. Moi non plus je ne compte pas mes heures au service de la Commune alors que je suis enseignant à mi-temps. Je souhaitais demander un quart-temps, mais cela n’est pas possible légalement.»

Il vote contre les solutions

Il s’insurge contre l’affirmation selon laquelle des gens se plaignent du fonctionnement du service Travaux dont il a la charge. «Les seuls reproches entendus portent sur les mauvaises herbes qui envahissent certains espaces publics suite à l’abandon des herbicides, constate l’échevin. Mais quand j’ai proposé une solution en doublant l’équipe d’ouvriers chargée d’arracher les mauvaises herbes, c’est André De Martin qui a refusé en collège. De même, il a freiné des quatre fers pour l’achat d’un camion-brosse. Il faut quand même savoir ce que l’on veut!».

L’avenir du 13/03/2018

Bruno Berlemont dénonce également une forme de déloyauté de la part du président du CPAS: «Sans prévenir le collège, il a reçu le comité des Moissonneurs de Sautour en leur promettant une maison de village. Mais il est ensuite arrivé avec un budget d’un montant de 200 000€. Une maison de village pour ce montant, c’est irréalisable! Et quand cela ne fonctionne pas, il en rejette la responsabilité sur les autres et ne vient même pas aux réunions sur ce sujet
Concernant le projet de créer une liste d’ouverture, Bruno Berlemont assure que le président du CPAS a seulement annoncé qu’il ne voulait plus figurer sur une liste à consonance socialiste en raison des «affaires» qui ont entaché ce parti. «Nous avons alors convoqué deux réunions pour débattre sereinement de ce point au sein de l’Union Socialiste Communale. Mais André De Martin n’est venu à aucune de ces réunions!»
Et Bruno Berlemont d’assurer que la liste des reproches à adresser à André De Martin est loin d’être complète.

Jean-Luc Henrard pour L’Avenir.